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Dès fois, du neuf.

The Barge Job fera ses adieux à Laval

Publié le : 14 juillet 2026 #Des nouvelles !

J’ai le plaisir d’exposer The Barge Job pour les 50 ans de l’Association des Modélistes Ferroviaire de la Mayenne (AMFM). Le salon, entièrement consacré au train miniature, aura lieu les 3 et 4 octobre 2026, salle polyvalente, place de Hercé, à Laval. J’ai hâte !

Notez la date : ce sera la dernière sortie du réseau. Celui-ci s’abime après avoir bien voyagé, d’Auvergne (Le Cendre) à la région parisienne (Gennevilliers et Saint-Mandé), et jusqu’en Angleterre (Cookham, Berkshire) ! Que deviendra-t-il ? Réponse peut-être un jour sur ce blog...


Pour changer : montons un kit !

Publié le : 28 juin 2026 #Bricolage #Trucs et astuces

Il y a quelque temps, j’ai acheté cette gare de la marque Greenmax. Un ajout un peu par hasard à mon panier, à une époque où je ne savais pas encore où allait mon projet nippon, mais motivé par le prix très attractif : 7 euros hors frais de port ! Et cela faisait longtemps que je me disais qu’il serait sympa de se détendre avec un kit.

Le kit est classique : trois grappes de plastique gris, la classique feuille de marquages (panneaux indicateurs, horloge...) et quelques plaques de plastique transparent pour les vitrages. Les instructions tiennent sur une feuille, dont le verso est la notice... pour un autre kit. Le tout nage dans une grande boite verte.

Miam !

Le montage ne nécessite qu’un cutter, une lime (à ongles) et de la colle. Comme d’habitude : on dégrappe en coupant large, on affine au cutter et on finit à la lime. Les pièces sont de bonne facture, malgré quelques petites bavures : quelques trous qui ne sont pas percés dans la base, et le toit à au quelques excès à retirer.

Inutile de savoir lire le japonais : le repérage de chaque pièce est numéroté, et un système de tenons pour maintenir l’assemblage empêche de se tromper. Au besoin, j’utilise mon téléphone, avec la fonction de traduction intégrée à mon appareil photo.

J’ai fait le montage du socle et des murs, sans fixer le toit ni le auvent. Tout est collé à Tamiya Extra Thin. Je prévois de mettre les vitrages qu’une fois la peinture finie. Pour celles et ceux qui ne sont pas encore confortables avec la peinture, le kit existe aussi en version pré-peinte ; cela vous coûtera le double, soit... 15 euros.

Quand on voit la qualité de ce type de produit, il est clair que, quand il y a assez de demande commerciale, il devient plus facile de produire avec des techniques moins coûteuses que de l’impression 3D ou du découpage de carton. Reste à ce que la France rejoigne les grands marchés du train miniature...

Bref, ça m’a mis un coup de voir un nouvel exemple du pauvre marché français : la gare a rejoint l’étagère de l’oubli, en attendant un nouveau module T-Trak pour l’accueillir.


Un réseau sans coulisse ?

Publié le : 4 janvier 2026 #Idées et réflexions

Le monde du modélisme ferroviaire nous parle souvent de l’utilisation indispensable d’une coulisse, permettant de figurer un « ailleurs ». Mais est-ce réellement nécessaire ?

Voilà, j’ai terminé ma séquence de « jeu ». Mon train est prêt à rejoindre New Westminster, un lieu qui n’est pas présent sur mon réseau.

L’accès à ma coulisse se fait par le « mur » du fond. C’est l’ouverture noire barrée de blanc, à gauche des containers.
La voie sortante passe au travers d’un miroir. Ce miroir agrandit le réseau significativement !

Une coulisse permet de figurer un ailleurs, pour donner l’illusion que le train quitte la scène (comme au théâtre !), et rejoint ainsi la gare suivante (et donc le reste du monde). Cette illusion est un des marqueurs qui séparent le train « jouet » du modélisme : avec la coulisse, le modéliste intègre son train dans un monde plus grand1.

Mais une coulisse est-elle indispensable sur un réseau de modélisme ferroviaire ?

Sur mon réseau, chaque wagon a une destination réelle, écrite sur une carte d’identification. Un wagon qui arrive sur le réseau depuis la coulisse a une destination précise, détaillant jusqu’à la porte de l’entrepôt où il est attendu. J’ai poussé le « vice » sur le trafic sortant en indiquant quelle compagnie prendra en charge chaque wagon au sein de la coulisse2. Ce système permet de créer un ailleurs : je sais que mes wagons partent quelque part.

Ces deux wagons chargés de ferraille sont attendus dans l’Ontario, et transiteront par le CPKC. Tout est écrit sur la fiche.

Le train de la première photo pourrait sortir de mon réseau, et rejoindre la coulisse. Ce qui signifie monter un bout de voie en travers d’une porte, entre le réseau et la coulisse. C’est prévu et possible, mais peu pratique. Ma flemme m’a permis de réaliser (avantageusement) que mes cartes pour simuler la destination est bien suffisant pour figurer cet ailleurs : je sais que ce train, qui a déjà bien manœuvré, est prêt à livrer les wagons à chaque compagnie. Je me dispense donc du dernier trajet : une fois la session terminée, je change les wagons à la main, directement sur le réseau. De tout manière, j’aurai fait pareil en coulisse de toute manière. Et c’est reparti pour un tour (de jeu).

Bien entendu, un réseau avec plusieurs trains aura bien plus besoin d’une coulisse que le mien. Mais sur un petit réseau de manœuvres, les cartes wagons permettent à la fois d’augmenter le réalisme du « jeu », mais aussi de gagner l’éventuel espace pris par la coulisse pour plus de fun.

Notes

↑ 1 Ce concept a été introduit par W. Allen McClelland, modéliste américain, sous le terme de « beyond the basement ».

↑ 2 Celle-ci représente le triage de New Westminster, où le SRY a différentes connexions avec d’autres compagnies ferroviaires majeures : CN, CPKC et BNSF.